Irlandais ou Ecossais That is the question

Les deux peuples prétendent tous deux avoir donné naissance au whisky. Néanmoins, selon toute probabilité celui-ci aurait été apporté en Irlande par des moines coptes venus d’Egypte, qui eux-mêmes avaient appris le procédé de distillation des Arabes.

Les établissements monacaux attirèrent les tribus celtiques et jouèrent un grand rôle dans la propagation du procédé de la distillation du whisky usque ou uisce beatha, aqua vitae en latin: eau-de-vie. Bientôt, les cultivateurs d’orge du Nord réservèrent un peu de grain qui leur restait pour la distillation et se mirent même à cultiver de nouveaux arpents d’orge pour répondre à la demande de leur nectar doré. Certains documents montrent qu’un phénomène identique se produisit en Grande-Bretagne, au Pays de Galles et dans le Nord .En ce moment même, une distillerie du Lancashire s’est remise à produire du whisky, de même qu’en France, en Bretagne.

En Irlande et en Ecosse, le whisky s’imposa rapidement dans toutes les fêtes et en 1664,le roi d’Angleterre Charles 1er leva un impôt sur “toute pinte d’eau-de-vie vendue dans ce pays”.

La distillation clandestine s’étend: les agents des douanes et des impôts se livrèrent à de rudes batailles contre les bandes puissantes et bien armées des contrebandiers. Le chaos, la confusion, et le sang même, n’empêchaient pas le whisky de couler à flots...

Finalement en 1823,la réglementation fut modifiée et des barèmes de droits plus raisonnables furent imposés. Alors que le whisky irlandais avait longtemps régné dans les pubs londoniens, après que la reine Victoria ait découvert et popularisé les charmes de la vie écossaise, le whisky commença à déferler vers le Sud, aidé en cela par la construction de routes et de canaux les vraies artères de la révolution industrielle.

L’apparition du whisky blend, associant le whisky de malt de l’alambic à un whisky de grain issu d’alambics à colonnes, et les conséquences des ravages du vignoble français par le phylloxéra qui priva les classes aisées britanniques de leur vin et de leur cognac, développèrent et augmentèrent le goût pour le whisky en Grande-Bretagne, tradition qui demeure jusqu’à nos jours.

Le whisky irlandais qui trônait à  la place d’honneur dans les tavernes de Boston et de New-York fut brusquement frappé par la prohibition de 1920. Alors que les Ecossais, dont l’industrie était déjà très développée n’étaient que trop enclins à fermer les yeux sur les importations américaines illégales, Irlande, ravagée par la guerre civile et la lutte pour l’indépendance, ne put répondre à une demande qui connaissait un essor prodigieux.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le gouvernement britannique fit tout pour maintenir l’approvisionnement en whisky des Etats-Unis, dont les dollars finançaient la guerre. Alors que les britanniques affrontaient de plein fouet les restrictions de l’après-guerre, dont celle de whisky les “GI” parcouraient l’Europe, chacun paraissant disposer d’inépuisables réserves de whisky dans ses bagages.

Le goût pour le whisky, jusqu’alors relativement confiné aux îles britanniques, se répandit ainsi en Europe.

Une fois le goût pour les blends acquis, on réalisa dans la joie que le single malt whisky possédait des charmes encore plus vibrants, dont les Ecossais eux-mêmes n’étaient pas toujours conscients.

Il existe différents types de whisky qui sont les single malts, les vatted malts, les grains whisky, les blends et variétés américaines, canadiennes, et les autres...

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